Plusieurs collections du Jardin Botanique présentent des aspects de la flore sauvage de la région toulousaine.

Il s’agit :
 
Flore des rues de Toulouse

Un muret de briques et galets nous rappelle la présence d’une abondante flore urbaine spontanée dans les rues de Toulouse, que ce soit dans les fissures et interstices des murs et trottoirs, sur les toits, sous les grilles d’évacuation d’eau pluviale ou les descentes de chéneaux.

Plantes compagnes des moissons

Nielle, bleuet, nigelle de France, dauphinelle de Verdun sont quelques représentantes de ce cortège d’espèces, nommées messicoles, qui a colonisé les champs de céréales dès le Néolithique et s’est répandu dans toute l’Europe en même temps que l’agriculture.
 

Aujourd’hui menacées par les pratiques de l’agriculture intensive, ces plantes font l’objet de mesures de conservation pilotées dans la région par le Conservatoire Botanique des Pyrénées et de Midi-Pyrénées qui, il y a quelques années, a fourni au jardin cette collection sous forme de graines.

Flore des coteaux calcaires

Le Jardin présente une évocation des formations herbacées de coteaux calcaires secs, milieux bien présents dans l’est et le sud de la Haute-Garonne, mais aussi dans tous les départements limitrophes. On peut y rencontrer outre de nombreuses orchidées le romarin, la lavande à feuilles larges, la leuzée conifère, la staehéline et bien d’autres espèces, toutes bien adaptées à la vie sur des sols très peu épais et, ne retenant que très peu d’eau et où le calcaire bloque certains nutriments.

Parcours mousses et hépatiques

Un parcours mousses a été mis en place, invitant à la découverte des mousses et hépatiques naturellement présentes dans le jardin. Une quarantaine d‘espèces de ces petites plantes sans racines ni vaisseaux conducteurs de sève, qui fonctionnent grâce à l’humidité ambiante, sont bien installées sur les troncs d’arbres, rochers, murs et allées du jardin botanique malgré la sècheresse atmosphérique qui caractérise les étés toulousain.